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La ligne , appréhendée dans sa dimension architecturale, est le point de départ de ma recherche artistique. 

Plein, vide, courbe, droite, opaque, ouverture, cherche à faire résonner les impressions visuelles , les lignes qui tracent et construisent l’espace.

A travers les images recueillies de visu ou photographiées s’élaborent des jeux de constructions, jouant toujours des formes pleines et leurs négatifs.

De la photographie au volume, de la gravure au dessin…

Mon travail s’articule de la même façon que se fait l’architecture: éléments superposés, multiples formes et matériaux structurent les lieux, génèrent les circulations, cartographient les vides..

 J’engrange les images, les souvenirs et instants suspendus, les objets.
 

Avec ces collections, je joue, mets en forme, déconstruis pour reconstruire, propose ma propre lecture : j’agis sur les matériaux collectés. Je multiplie mes propositions, travaille par séries ou variations, et creuse ainsi mon sillon.

Je poursuis cette exploration en variant les supports de ma recherche. Je m’attarde sur les lieux et objets davantage marqués culturellement qui ont déjà subi l’épreuve du temps. Mieux savoir d’où on vient, pour savoir où l’on va.

J’explore des éléments qui appartiennent à la culture régionale et inscrits dans l’imagerie collective.

Une nouvelle fois, je les transforme pour qu’à nouveau le quidam s’y attarde : la dentelle bretonne, le tracteur suite à des riches dialogues avec Alexia la bigoudène. Je décline la coiffe et grave des dentelles de tracteurs, joue le décalage : objet rude / matériaux délicat.

Mais la nature éphémère de ces travaux sur calque se trouve contrebalancé par l’aspect intemporel et durable des coiffes en raku, des tracteurs en céramique issus de la terre.

Dans le même temps, je vais à la source de la matière pour la décomposer en molécules et ainsi donner ma vision de l’infiniment petit à une échelle palpable dans un matériau pérenne.

Couche après couche, ligne après ligne, je construis mon cheminement plastique, je creuse mon sillon pour laisser mon empreinte.